Extrait de l'École
Lacanienne de Montréal
Le
cartel, une structure qui n’a qu’une fonction : le travail.
Le cartel n’est pas une rencontre d’idées entre
quelques personnes. C’est d’abord, nous dit Lacan dans sa
Proposition du 9 octobre, "la condition d’admission à
l’École". Est membre — de l’École — celui qui participe à un
cartel de cette école; car même si le mot (cartel) évoque
quatre, en réalité, il vient du mot "cardo", GOND. Un
cartel, c’est le gond entre une école et ses membres, un
lieu d’engagement dans l’école. Cet engagement signifie
"produire un travail" au cours du cartel — où puisse être
articulé le réel de la cure analytique, ce qui évite les
discussions à bâtons rompus.
Le cartel
n’est donc pas la pratique analytique, mais ce qui peut
soutenir le lien social d’une communauté de psychanalystes.
Le cartel
est aussi un espace de "parole pleine", en ce sens qu’au
delà des gens à qui l’on s’adresse, on vise à atteindre
quelqu’un, quelque chose d’autre. C’est donc dire que le
cartel est un espace où doit se manifester de la
subjectivité — au sens lacanien du terme —, un espace apte à
faire surgir l’inconscient. C’est pourquoi il faut donner un
style analytique aux réunions d’un cartel. À chacun d’en
prendre acte.