Groupe psychanalytique européen de recherche et de formation sur  :  les causes de l'illettrisme

 

Illettrisme, psychanalyse et topologie :

Clinique de l'illettrisme - Les aphasies

R. Jakobson : la question des deux pôles :

L'analogique et le contigu.






  (Extraits venant de : http://pro.wanadoo.fr/ : Site de Martine Morenon)  
   

Les aphasies

 

 
 

Pour l'auteur le trouble de la similarité rend compte des aphasies sensorielles (du type WERNICKE pour les neurologues). Dans ces affections il note que la contiguïté détermine tout le comportement verbal : la capacité de sélection (similarité) est fortement atteinte mais le pouvoir de combinaison est, quant à lui, au moins partiellement conservé.


L'illustration suivante fait comprendre ce propos : le patient auquel on présente le dessin d'une boussole répond : "oui, c'est un ... Je sais de quoi il s'agit mais je ne peux pas me rappeler l'expression technique ... oui ... La direction .... Pour indiquer la direction ...Une aiguille aimantée indique le Nord".


Autre exemple donné par l'auteur ; à partir du mot-stimulus "building" le patient ne réagira pas par des métaphores qui suggèrent certaines analogies entre deux images ('termitière', 'miroir', 'cathédrale'), mais il recourra "à des correspondances métonymiques allant de la chose contenue au contenant ('ville') de la cause à l'effet immédiat ('vertige') ou ultérieur ('suicide'), du but à un moyen auxiliaire ('ascenseur') ou du tout à une partie ('l'appartement')".

Plus encore pour ces aphasiques, deux signes étant "dans une distribution complémentaire : si l'un a été introduit par l'observateur, le patient évitera son synonyme : 'je comprend tout', ou 'je le sais déjà', voilà sa réaction typique". C'est par la construction d'une phrase que le patient comble la lacune au niveau du code de correspondance.


A l'inverse, Jakobson montre longuement que les aphasies dites motrices (dites de BROCA) se révèlent à l'examen être un trouble de la contiguïté.

Le sujet perd la capacité de former des propositions. Le contexte (la connectivité) s'effondre mais les mots résistent. Dans ce cas, l'étendue et la variété de la phrase diminuent. Le style devient télégraphique. Le mot devient la seule unité linguistique préservée. Le patient ne peut plus les combiner en phrases. La perte des mots relationnels et la désintégration de la configuration syntaxique conduisent à "l'agrammatisme". Le sujet de la phrase, plus indépendant du contexte, premier à être omis dans le trouble de la similarité, est plus tenace en cas de trouble de la contiguïté (15). Dans ce cas les unités grammaticales sont indécomposables ; ainsi le patient pourra comprendre et employer le mot composé "porte-manteaux" sans être capable de reconnaître et de répéter ses composants : "porter " et "manteaux".

 


Deux aspects de sa recherche nous intéressent particulièrement :

a) Une hiérarchie interactive

L'auteur relève avec insistance que cette bipolarisation se répète à l'intérieur d'unités linguistiques de différents rangs. « La sélection, dit l'auteur, concerne les entités associées dans le code mais non dans le message donné. » (1, p. 48) Le code, véhicule des échanges parlés, est donc assujetti aux postulats logiques de la similarité, par opposition au message. Ceci révèle l'inclusion du procès de similarité à l'intérieur du signe (par le signifiant), alors que le référent concerné, objet du message (le signifié) peut être extra-linguistique et investi par contiguïté. Nous retrouverons ce double caractère au niveau d'unités linguistiques élargies, également codées sous contrainte. Ainsi, les règles codifiant la construction de phrases régissent la combinaison des mots mais elles ont les caractéristiques d'un code (2, p. 111) . Nous le retrouverons encore au sein d'unités signifiantes plus vastes, voire au-delà du langage, au sein d'unités sémantiques réelles ou virtuelles soumises à une syntaxe, à des lois qui ne sont plus grammaticales mais d'essence psychosociale.

b) La consécution des ordres contigu/similaire

Ce deuxième point découle de cette étude des aphasies. Nous devons le rappeler parce qu'il a ouvert la voie à Jakobson.

L'auteur montre longuement que les aphasies dites motrices (Broca) révèlent à l'examen être un trouble de la contiguïté. Le sujet perd la faculté de former des propositions. Le contexte (la connectivité) s'effondre mais les mots résistent. Au maximum c'est le style "télégraphique" où la similarité est préservée.

A l'inverse, dans les aphasies sensorielles (Wernicke) la capacité de construire des phrases (le contexte) persiste mais le patient ne pourra nommer un objet qui lui est présenté, il ne pourra que décrire son usage, nous sommes en présence d'un trouble de la similarité. C'est la contiguïté qui est ici préservée (1, pp. 49 à 61).

 

 

Clinique de l'illettrisme :

  • Clinique du Nœud : Marx le Symptôme - Nous allons pouvoir aborder le symptôme Marx. Il s'agit du schéma I noué, que nous allons appeler: Marx le symptôme. Le nœud de ce schéma est le complexe d'Oedipe, (sigma), que je vais appeler le symptôme et qui va se transformer en sinthome, c'est le nœud, c'est ce que j'ai ajouté au délire du Président Schreber pour construire une présentation de l'appareil psychique chez les psychotiques, dont nous dépendons tous en tant que psychotiques. C'est ce que j'appelle la subjectivité scientifique.

  • On ignore toujours ce que l'on veut savoir… La langue, la lalangue comme l'appelle Lacan, signifie ce qui traverse un sujet et le constitue comme humain.

  • Illettrisme et délire de netteté Un délire de netteté produit par un vide de sens d'une formule écrite. Plus rien ! C'est comme cela que se produit l'intrusion de l'illettrisme dans le savoir !
  • Le symbolique comme outil de passage de la dimension 2 à la dimension 3 :
  • Illettrisme et Phobie : Au début de notre travail de recherche sur les causes de l'illettrisme, nous avons cru remarquer que la manifestation de ses symptômes présentait certains aspects de la psychose. Nous avons constaté plus tard que cela se rapprochait plutôt du symptôme obsessionnel.
  • Du bon usage de l'illettrisme : Où l'illettrisme fort à propos, sert de support à crier au monde la souffrance intolérable d'une mère.
  • L'illettré et le bègue : Problème d'identité; L’illettré ne pouvant se revendiquer comme inscrit dans le catalogue du vivant souffre à l’instar de ce qu’il lit, d’un problème d’identité.
  • L'illettré et la méprise du sens : Histoire de sexuation. Que constate-t-on chez l'illettré ? Une impossibilité de découper la phrase en séquences, et une impossibilité de faire d'une phrase la séquence d'un texte.
  • Métaphore et Sexuation.

    Pour la psychanalyse, en dehors de la psychose, le symptôme se résume  dans l’inconscient à trois possibilités d’envisager la sexuation :

    1. L’hystérique et le « Ou-ou ». - Suis-je un homme ou une femme ou un homme ou

    2. L’obsessionnel et le « Ni-ni » - Ni un homme ni une femme, foutez moi la paix…

    3. Le pervers et le : « Oui à condition que non »

  • Le mutisme (autisme ?) et la lecture : Il vient depuis un an environ. Il est très bien élevé et ne parle que très rarement et très doucement, un peu à l'ancienne mode, très lentement en pesant bien chaque mot. C'est très agaçant !
  • La double négation (ou Le Mot d’ ”Amour”) : Il y a une différence fondamentale dans le domaine de la parole, entre "ne pas  parler" et dire “je ne parlerais pas" !
  • L'illettré et le pouvoir : Le refus du pouvoir : Lorsque le social parle de la violence des jeunes, j'entend qu'on veut parler de la colère des jeunes. La différence entre les deux tient au sentiment de juste qui accompagne la colère.
  • Le faux illettré : La force du pouvoir : Un humain qui ne veut pas  lire, écrire ou parler à souvent de bonnes raisons pour cela. Des raisons qui mettent en jeu son existence même et qui toujours s'articulent autour de la notion de sexuation.
  • Sexué-oui ou sexué-non ? : Pour les humains, hélas, il n'y a pas d'autre référent que le "féminin" ! Or, du féminin, l'homme n'en veut pas, et la femme non plus. Sans féminin, il n'y a plus de genre !
  • Le signifiant "s'en tirer" : Nul n'est à l'abri d'un moment de faiblesse qui ne lui laissera plus appréhender seulement que le versant imaginaire du signifiant. Il suffit pour cela d'une confrontation au discours du pervers. Le pervers excelle à vous entraîner sur sa pente.
  • L'Amour du tout : Pour pouvoir lire il faut être vivant symboliquement. Ce Tout, on le retrouve chez les acharnés défenseurs actuels de "la différence" dont le seul leitmotiv est "métissage" (que ce soit la “worldmusic” ou l’art en général), c'est à dire un refus total de la différence qui vient d'un abord purement imaginaire du problème .
  • Une topologie de l'illettrisme : Nous partons du principe que pour pouvoir lire il faut, par le biais du franchissement de la "mort symbolique", s'être enregistré comme être sexué, ce qui ne signifie rien d'autre qu'avoir renoncé à être répertorié "non répertorié". 
  • L'illettrisme et Vide symbolique : Que se passe-t-il lorsqu'à l'approche de la castration s'ébauche tout à coup le vide symbolique qui n'est autre qu'une intériorisation de l'extérieur ?

 

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